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Zouille, sa soeur et sa cousine ont créé cet été une agence immobilière et bancaire.
Elles avaient dessiné, découpé, décoré des tas de petits bouts de papier et jouaient à vendre des maisons. leur grand-mère en a acheté plusieurs déjà, toutes plus curieuses les unes que els autres. les baignoires traversent les plafons et écrasent les cheminées lorsqu'on les remplit d'eau, les chiens et les chats hurlent à la mort, bref... l'agence déchaîne les passions et les trois agents immobiliers en culottes courtes ont eu fort à faire trois semaines durant.
A mieux les observer, nous nous sommes aperçues que ce n'était pas les histoires et les relations avec leurs drôles de clients qui les amusaient le plus. Non, non, non. Le but du jeu était de.... signer ! Apposer sa signature sur des documents officiels, triturer plein de petits papiers et se donner un air important, répondre au téléphone et prendre des RV, voilà le bonheur et l'intérêt du jeu.
L'été s'est terminé, les cousines se sont séparées mais chacune a reproduit sa petite agence. Zouille a découpé une image d 'I-Phone et l'a collée sur un bout de carton, a plié des tas de feuilles en 2 pour concevoir un cahier à signer et a réorganisé (façon de parler) son petit bureau.
Le jeu vient d'être relancé à fond grâce à une marraine qui se souvient de ses rêves d'enfant. Et voilà Zouille équipée d'une boite à archives, d'un set de bureau (petit pot à crayons, bloc-notes), d'un classeur avec des exemples de contrats de location et de vente, plusieurs catalogues d'immobilier,... et d'un tampon à ses nom et adresse avec encreur rouge. L'extase... le bonheur... Imiter les adultes avec leur propre matériel !
Mine de rien, Zouille et même Astre ont appris à lire un contrat officiel et à le remplir. La ligne "Demeurant" étant resté un moment très mysterieuse et ne leur évoquant rien d'autres que des demeurés...
Publié par Solène P. à 17:37:38 dans > A quoi on joue, bougies et gâteaux chocolat | Commentaires (0) | Permaliens
Il est nul ce titre. Mais pas autant que mon humeur...
C'est une histoire de dent. Nulle comme celle du Prince Charmant. "On m'aurait donc menti ?". Ben oui. Si le Prince Charmant n'existe pas, le coup du "lave tes dent" est assez éventé aussi. Au moins autant que ce foutu Prince qui pue du bec.
C'est ça qui me met en colère. Ne même pas pouvoir me faire des reproches, être simplement soumise, accepter que mon corps me fasse sans prévenir des coups tordus. Sourire au dentiste une fois son boulot achevé, répondre "ca va" à son assistante, reprendre la voiture et réattaquer le boulot comme si de rien n'était.Ce que je n'aime pas les "comme si"...
Je lisais des nouvelles hier soir, dont l'une mettait en scène un couple de retraités. L'épouse résumait son état de santé en pensant que tout allait bien tant que son corps lui jouait un mauvais tour à la fois. Pour le moment, ce sont ses yeux. Juste les yeux donc tout va bien.
Tout va bien donc. Une dent. Implant dans trois mois. Une dent, un implant. Tout roule... je vieillis !
Publié par Solène P. à 18:35:54 dans > Bon air et Santé débonnaire | Commentaires (0) | Permaliens
Pour dire à quel point je peux être (au choix) :
...il s'est écoulé rien moins que 2 ans (Put*** 2 ans !) entre mon dernier billet et celui-ci.
Il aura fallu deux bonnes copines regrettant ce petit blog, que 12 mois s'écoulent encore et enfin que je me perde sur des blogs professionnels, lesquels m'ont conduite vers des blogs personnels dont l'un très bien fait pour que je décide de m'y recoller.
J'ai jeté un nouvel oeil sur AstriZouille, certains billets que j'avais eu le temps d'oublier m'ont bien plu... alors pourquoi ne pas continuer ?
Mes ces deux années-là sont passées où, bon sang ?
Un peu absente à moi-même, écrire ne s'imposait plus. Poser des petits paquets de vécu non plus.
Je suis bien contente de renouer avec cet espace en tout cas.
Publié par Solène P. à 11:47:49 dans > AstriZouille | Commentaires (0) | Permaliens
Devant une assiette, Astre et Zouille sont très différentes.
L'aînée deteste tout d'emblée, la seconde a forcément encore un (gros) creux.
Mais l'odeur de graillons des crêpes en train de se faire les attire toutes
deux invariablement...
Donc, j'en prépare deux litres, j'emprunte la multi-crêpes
party des voisins et je lance six minicrêpes à la seconde. Au final, je dois en
avoir une petite centaine que je congèle pour varier les goûters (et les mettre hors de vue d'un certain zhom qui ne sait y résister et les engouffre plus vite qu'elles n'ont cuit).
Pâte à tartiner, confiture, sirop d'érable, compote, beurre
fondu-sucre, coulis divers les nappent en couleurs.
Et... souvenir-douceur d'un fameux été, stocké tout autour de
mon bassin, de mes hanches et ailleurs : de la crème de caramel au beurre
salé....
Déballez quelques carambars, ajoutez un peu de crème fraîche
et quelques grains de sel... et faites fondre à petit feu.
Ou bien, faites un saut en Bretagne, dévalisez Intermarché
en CaraBreizh® ou Salidou®, une spécialité de crème de caramel au beurre salé....
Sur ce, je vais aller courir un peu....jsqu'à la cuisine (et y'a même pas d'escaliers sur le chemin. Dommaaaaage)
Publié par Solène P. à 14:53:52 dans > Recettes, service express | Commentaires (0) | Permaliens
Ecoutons le récit de Valentine, belle-mère à 32 ans, mère à 37 ans et future mariée... du genre que je bafferais bien, en fait. Ben quoi ? Faut bien le dire...
Quand j'ai rencontré Louis, je démarrais dans la vie active.
Je venais de gagner mes premiers salaires et ma nouvelle indépendance me
laissait dans un état d'excitation constante. Tout était beau sauf mon célibat.
Je me disais que j'étais nulle en amour, que je ne me marierai jamais,
j'enviais mes copines qui parlaient déjà bébé...
Je sortais beaucoup, entre filles, au ciné, au concert,... On
riait fort, la vie était légère et sans soucis réél.
Louis avait posé une photo sur son bureau qui m'avait troublée. Qu'un homme affiche ainsi sa tendresse pour son épouse et son bébé, tous deux bien blonds, mais pas bien beaux... me chamboulaient. Je me suis mise à le regarder différemment, nous déjeunions fréquemment ensemble le midi, j'en suis arrivée à lui confier mes peines de cœur et on partageait de sacrés fous rires en même temps qu'un regard neuf sur la boîte qui nous avait fraîchement embauchés, quasiment en même temps.
De son côté, il s'épanchait un peu aussi. Je ne peux pas prétendre avoir reçu ses confidences, il est plutôt secret mais je comprenais que sa femme n'avait d'yeux que pour leur bébé. Ca m'exaspérait. Elle lui confiait un milliard de choses à régler alors qu'elle biberonnait et babillait toute la journée : appeler la banque, congédier leur nounou, mettre la voiture en révision...
Moi, je dis qu'une femme peut rester femme tout en étant mère ! C'est du moins ce que je me disais à l'époque et cette femme-là me faisait sortir de mes gonds. Sans le vouloir, c'est ainsi que j'ai férré Louis, si j'ose dire, en quête de plus de légereté et plus si affinités.
De fil en aiguille, nos sorties professionnelles se sont multipliées, on se voyait de plus en plus en dehors de nos bureaux mais toujours cernés par nos collègues et clients. Evidemment, j'ai fini par rencontrer sa femme lors d'une soirée de la boîte, à laquelle maris et femmes étaient conviés. J'ai remarqué ses rondeurs, sa veste étriquée, ses chaussures bon marché et ses efforts pour ne pas perdre de vue Louis. Mais lui semblait l'éviter, il se mêlait à toutes les conversations et elle ne pouvait pas suivre. J'avais un peu pitié d'elle, sirotant seule un coca. Finalement un collègue lui a fait la conversation.
C'est au cours de cette soirée, alors que je fumais ma clope dehors qu'il a déposé un baiser très furtif, à peine perceptible sur mes lèvres. J'étais transportée, j'avais l'impression d'avoir pris le pouvoir sur le monde, d'être une bête irrésistible... L'été arrivant et les congés de chacun avec, les choses se sont accélérées. N'ayant pas de vacances parce que trop récemment embauchés, nous avions quartier libre dans les bureaux vides... et chez lui. Sa femme était partie dans sa famille, le délaissant. Je savais que leur couple était liquidé et je ne m'en sentais pas responsable. Son épouse multipliait les maladresses, n'entendant pas les besoins de son mari. Alors le « plus si affinités » a été consommé, je le sentais si heureux et il me transportait. Cafés, pubs, drugstores, Paris en rollers, séances de ciné s'enchaînaient, nous pouvions compter nos heures de sommeil sur les doigts d'une main mais l'on était heureux.
Comme je l'ai dit, il est d'un tempérament secret. Avec lui, je fais les questions ainsi que les réponses. Alors je ne sais pas grand chose de leur séparation puis de leur divorce. Ne sachant de quoi elle était capable, je jouais tous mes atouts et affirmais ma position tout en gardant des distances salvatrices. Elle ne s'est même pas battue pour son bonhomme, Louis a récupéré ses affaires, il voyait sa fille aussi souvent que possible. De mon côté, je trouvais que ça manquait de colère, de vengeance, de douleur explosive, de vases qui se cassent contre les murs et je trouvais cela vraiment louche. Moi, je suis sanguine et je craignais que dans ce calme, mon Louis se mette à hésiter. D'autant que je ne me sentais soutenue nulle part. Alors j'ai resséré mon emprise, lui accordant peu de temps pour aller chercher sa fille et la redéposer le dimanche soir.
Tout cela semble odieux mais j'étais amoureuse et je le suis
encore. Je sais ce qui a perdu leur mariage, je m'astreinds à compenser.
Ainsi, nous continuons à sortir beaucoup et à recevoir tout
autant, même depuis la naissance de Tanguy. Je continue à travailler et je
prends en charge le maximum de choses. Je fais en sorte que sa vie reste
légère, je reste sa maîtresse et je me fais inventive.
Bien sûr, sa fille vient tous les quinze jours pour le week-end. Elle m'a conquise et elle est comme ma fille. Mais je suis souvent agacée tant elle emmène un morceau de sa mère à chaque fois ! Elle est toujours mal habillée, à peine coiffée, une odeur désagréable de cour de récré dans les cheveux et puis elle est parfois sans gêne, odieuse. Quand je peux, je la fais travailler parce que sa mère laisse passer beaucoup de choses. Je pense que dès le CP, il faut exiger une écriture soignée et des cahiers propres. Je serai aussi exigente avec Tanguy plus tard. Elle est beaucoup trop souillon. A la maison, elle ne manque de rien, mais chez sa mère, parfois je me pose des questions... Je me demande si elle ne joue pas avec des bouts de bois ! Louis ne supporte pas que j'émette la moindre critique mais il lui a quand même fait réécrire toute une liste de mots qu'elle savait lire mais pas écrire. Forai, poulle, coc et renarre, je m'en souviens parfaitement !Pour le moment, je rêve à un deuxième enfant avec Louis. A un appartement plus grand. A un mariage en grand, en blanc, avec orchestre. Sa fille est déjà toute excitée à l'idée de porter mon voile. C'est prévu pour juin, alors le bébé attendra jusque là pour être conçu.
Peut-être pour notre nuit de noces ?
Publié par Solène P. à 21:45:58 dans > Récits de vie, et pas la mienne ! | Commentaires (0) | Permaliens
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